Demain, travailleurs du privé et du public manifesteront. Le traditionnel défilé du 1er-Mai intervient à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle. Impossible de passer sous silence cette proximité, tant la question du travail a été centrale tout au long de cette campagne ! Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal permet à la gauche de formuler de nouvelles propositions pour créer de nouvelles sécurités professionnelles et encourager la création d’emplois. Rarement la question du travail aura autant dominé les enjeux politiques, avec de vrais débats de fond, nécessaires, sur l’édification d’un syndicalisme de masse pour bâtir de nouveaux rapports sociaux, ou bien sûr la lutte contre le chômage des jeunes. Au cour de cette campagne, les socialistes, avec Ségolène Royal, a regardé en face la question du partage du temps de travail, quittant les slogans pour reconnaître, ici, les succès de cette grande réforme et admettre, ici, les dysfonctionnements, les abus, les déséquilibres. La question du pouvoir d’achat est aussi posée, avec l’apparition de travailleurs pauvres, victimes de la précarité de l’emploi. Car telle est bien la France de 2007. Une France où l’on maquille les statistiques du chômage et où l’on passe sous silence la souffrance au travail, les inégalités professionnelles, les discriminations à l’embauche, les horaires déments qui sont imposés dans la grande distribution. Depuis 5 ans, la France qui se lève tôt, que Sarkozy ne cesse de caresser dans le sens du poil, a vu la réalité du libéralisme sauvage : attaques multiples contre l’inspection du travail, réforme injuste de la médecine du travail, enterrement immédiat de la loi qui renforçait les droits des salariés face au harcèlement moral…
Au delà des images que la presse nous offre abondamment, le candidat sortant de la droite annonce clairement la couleur : demain, s’il est élu, les heures supplémentaires seront moins payées, avec un impact tout à fait néfaste pour les retraites ; le SMIC ne bénéficiera d’aucun coup de pouce au 1er juillet, tandis que les revenus aisés vont bénéficier de nouveaux avantages fiscaux ; le CDI sera menacé par l’arrivée d’un Contrat unique directement inspiré du CNE ; Gaz de France sera définitivement privatisée ; le droit de grève sera remis en cause sous couvert de service minimum… Voilà ce que promet Nicolas Sarkozy à cette France qui se lève tôt. A ce paquet cadeau il convient d’ajouter la réforme du code du travail, que la droite n’a pas osé faire adopter à quelques jours de la présidentielle et qui ressortira du carton. Le 1er mai, les travailleurs doivent, par leur mobilisation, répondre à tant d’arrogance et de mépris.
Dans le Puy-de-Dôme, plusieurs initiatives sont prises.
A Clermont-Ferrand, toutes les forces politiques qui soutiennent Ségolène Royal sont conviées à se rassembler place de Jaude, dès 9h30, avant de rejoindre le défilé syndical.
Au même moment, à Menat, un rassemblement populaire est organisé devant la mairie. Avant le défilé à Saint-Eloy-les-Mines.
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